Les cyclistes de la Communauté de Vie Chrétienne sont arrivés à Marseille pour le rassemblement.
Certains, partis de loin, ont parcouru jusqu’à 1200 km !

Venir au rassemblement « Au large, avec Ignace » à vélo : c’est le défi qu’ont relevé une quarantaine de membres de la Communauté de Vie Chrétienne.

Des quatre coins de France (Vannes, Poitiers, Lille, Paris, Colmar, Grenoble, Valence, etc.) des membres se sont lancés dans l’aventure par petits groupes. Certains auront parcouru près de 1200 km, comme Pierre Dupouët parti de Vannes !

Plus qu’une simple aventure sportive

Mais ce n’est pas simplement une aventure sportive ! De la vie d’équipe au cheminement du pèlerin, en passant par l’émerveillement et la prière : trouver Dieu en toute chose… et cette aventure se fait spirituelle.

Un carnet de prière pour chaque jour accompagnait ces pèlerins sportifs. « Le voyage devient balade, méditation, émerveillement, action de grâce le long canal de l’Entre-Deux-Mers » écrit l’un des pédaleurs de l’ouest.

« Dans les premières lumières du soleil, nous pédalons ensemble, en silence. Un silence propice à une intériorité. »

« Eprouver le froid matinal, contempler et s’émerveiller, prendre du temps avec soi, partager (en pédalant), être accueillis par les compagnons sur notre route ». « Vivre en équipe, c’est aussi prendre du temps pour s’accorder, se mettre d’accord sur son itinéraire et l’organisation. L’écoute, la concertation se vivent de manière concrète ». Ainsi va le chemin pour l’équipe de la Communauté régionale Vie Chrétienne de Drôme Ardèche.

Jean-Luc Merceron, à l’initiative de cette aventure, met aussi en valeur l’expérience humaine qui nécessite de s’écouter, s’accepter dans nos différences au quotidien. La journée, le soir, à tous moments. « Cette expérience-là entraîne aussi beaucoup d’écoute et de solidarité entre nous. ». « Nous réapprenons aussi », ajoute-t-il encore, « le rapport aux éléments naturels. La voiture nous isole. A vélo on s’émerveille de la nature qu’on traverse… les bois, les plaines, les vignobles, on sent le vent, le soleil sur nos visages… On est aussi en relation : je me souviens d’un échange sympathique avec un viticulteur dans le Muscadet ».

« Pour moi », explique-t-il, « cela montre aussi qu’avec des moyens simples comme le vélo, on peut parcourir des kilomètres et des kilomètres. De là, à pouvoir changer ses habitudes, il n’y a qu’un pas. Et c’est d’ailleurs le cas de la plupart du groupe qui n’avait jamais parcouru de si longues distances ».

Pierre Dupouët, un autre cycliste, ajoute que l’assistance électrique ouvre aujourd’hui des possibilités pour des personnes pas forcément sportives. « C’est important », dit-il, « car la conversion écologique se fait en découvrant que je peux changer ma manière de vivre en envisageant des manières plus douces de me déplacer ».

Ces cyclistes ont vécu ces journées comme un pèlerinage : mise en marche chaque matin, vivre chaque journée dans une sobriété heureuse et, tous les soirs, un lieu d’accueil différent. « Ce qui nous oblige à nous désinstaller », explique Jean-Luc Merceron, « et nous ouvrir à la personne qui nous accueille sans la connaître ».

« Ce pèlerinage à vélo s’inscrit parfaitement dans la démarche Au large avec Ignace :  il faut savoir larguer les amarres c’est-à-dire lâcher notre quotidien nos habitudes, nos sécurités, pour partir à l’aventure » !