Environ 150 élèves et 50 adultes issus de huit établissements scolaires du réseau jésuite en Belgique francophone sont partis « Au large avec Ignace ». Témoignages de nombreux élèves et du P. Bernard Peeters sj.

Tous dans le même rafiot

Pour la plupart d’entre eux, l’aventure a commencé le jeudi 28 octobre au soir avec l’embarquement dans trois cars depuis Charleroi, Liège et Bruxelles. Un long voyage de nuit qui se répétera pour le retour, et qui, pour certains, reste la plus belle expérience. Occasion de souder le groupe, « tous dans le même rafiot », de nouer quelques contacts inter-écoles et aussi, mais « Ça me dégoûte ! », « de rester 24h sans se laver » …

Partir au large, traverser les tempêtes

Partir au large, c’est se préparer à prendre le vent, à traverser quelques tempêtes.

Au sens propre d’abord. Marseille sous la pluie (40 mm le samedi) et même les pieds dans l’eau le lundi matin pour rejoindre la célébration finale : « De beaux moments partagés malgré la pluie diluvienne, les douches froides, le manque de sommeil, les longues attentes parfois, le fait d’être assis par terre en permanence, la nourriture pas au top… ».

Et au sens figuré aussi. « Le moment le plus dur, c’était le premier jour, quand on a été séparés en différents groupes et qu’on ne connaissait personne. Mais cela a aussi été le moment le plus joyeux parce qu’on a fait de très, très belles rencontres ».

Ou encore : « La tempête que j’ai traversée, c’était les longs temps de recueillement et de réflexion auxquels je ne suis pas habitué, et qui sont de véritables épreuves pour l’esprit ».

Prendre le vent, et le temps de se réjouir

Et puis, et c’est le sentiment dominant, il y a les joies, ce qu’on garde dans sa besace.

« Marseille est une ville très chaleureuse et on a été super-bien accueillis. »
« La mentalité des gens là-bas était juste incroyable : ils étaient bienveillants, tolérants, on sentait qu’on pouvait être nous-mêmes dans les équipes. »

« Un moment de joie que je retiendrai est l’après-midi où nous sommes partis à la rencontre de personnes qui envisagent la vie autrement, ce qui m’a donné accès à une définition plus approfondie de la notion de bonheur. »

« Le dimanche soir, on a assisté à un spectacle avec les 7 000 participants, c’était impressionnant et super beau. »

« C’était chouette de savoir que le géant « Ignace » de la messe de Toussaint était de notre groupe. »

« Les chansons du soir donnaient une ambiance particulièrement conviviale, laissaient un sentiment de grandeur, je ne sais pas l’expliquer autrement, laissaient paisible et heureux dans la vie. »

« On a découvert à quel point la famille ignatienne est large (multiples groupes) » !

Et pour terminer le mot d’un directeur : « Nos élèves sont revenus la tête, le coeur et l’esprit pleins d’étoiles de leur périple à Marseille. Idem pour ceux qui, comme moi, ont vécu le parcours destiné aux adultes ».

P. Bernard Peeters sj

Pour aller plus loin

Relecture de Charles (CVX) : « Si je devais cueillir un fruit de ces 3 jours, je planterais une vigne tant les grappes m’ont été données en abondance. »

Relecture de Charles (CVX) : « Si je devais cueillir un fruit de ces 3 jours, je planterais une vigne tant les grappes m’ont été données en abondance. »

Charles, membre de la Communauté de Vie Chrétienne, relit les trois jours de rassemblement : les chaleureuses rencontres, les visages souriants malgré une pluie diluvienne, le bienveillant message du pape, la messe de la Toussaint. « Je sens ce désir des amis de la spiritualité ignatienne d’agir dans un monde où l’indifférence ne devrait plus avoir sa place. »