Ghislaine de Vassal est religieuse chez les Filles du Cœur de Marie.
Elle témoigne d’un événement particulièrement douloureux que le Christ, à travers la spiritualité ignatienne, l’a aidée à traverser.
« Vouloir tout comprendre, c’est prendre la place de Dieu.« 

Née dans une famille rurale catholique pratiquante, j’ai fait connaissance avec la spiritualité ignatienne à l’Ecole de la Beuvrière rattachée à l’Université Catholique de l’Ouest d’Angers. En 1968, je faisais profession dans la Société des Filles du Cœur de Marie.

Un événement est venu bousculer ma famille et mes amis comme un puissant tremblement de terre, il y a une trentaine d’années : le suicide de ma sœur qui a fait que je suis devenue fille unique sans neveux. Et là, je me suis aperçue que la spiritualité ignatienne m’avait beaucoup aidée pour passer de l’humiliation culpabilisante à une certaine humilité.

Cet événement était pour tous un échec. Le regard des autres, famille et voisins, et le mien propre, étaient difficiles à supporter. Il n’y avait que Dieu qui savait les raisons de ce geste fatal.
Vouloir tout comprendre, c’est prendre la place de Dieu.

Aussi petit à petit, en me basant sur le Fondement, l’identité plus consciente de créature, j’ai pu remettre les choses en place dans l’humilité, en reconnaissant ce qui avait pu manquer, et l’offrir au Seigneur. Il ne servait à rien de se lamenter.

Saint Ignace

Ignace m’a permis de pouvoir faire ce chemin et d’aider ainsi ma famille. Et ce chemin est à poursuivre tous les jours comme nous y invite le père Michel Rondet sj dans son livre « Les mots de Dieu » au chapitre « De la sainteté désirée à la pauvreté offerte ».

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